Fuck Off. [Haley]                                                                                   
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Fuck Off. [Haley]

MessageSujet: Fuck Off. [Haley] Dim 12 Mai - 8:10

Fuck Off.
(prévert) ▽ Tout simplement des nuages Qui crèvent comme des chiens Des chiens qui disparaissent Au fil de l'eau sur Brest Et vont pourrir au loin Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien.
Lentement, elle tire sur le filtre du joint qu’elle embrasse de ses lèvres fines. La vapeur suave de la drogue prend possession de sa bouche avant qu’elle ne l’inspire, convoitant les sensations psychédéliques que le palliatif lui procurera.

Doucement, ses épaules se relaxent et sa posture s’affaisse. Et pourtant, elle reste sur ses gardes, sauvage et meurtrière, prête à réagir à la moindre attaque. Même en tentant de se détendre, elle ne peut y parvenir complètement. Entrainement militaire de merde, Icidios de merde. Voilà deux ans qu’elle fait partie d’une armée entrainée et crainte qui ne lui permet qu’une liberté quasi-inexistante. Elle haït son groupe tout autant qu’elle adore la violence qu’il lui authorise, lui permettant de laisser parler ses poings à l’instar de sa tête.

Elle termina son joint avec un ultime grésillement trépassé avant qu’il ne termine sa vie sous la semelle de sa chaussure. Elle se redressa ensuite, se fourrant les mains dans les poches de son jean déchiré de toutes parts. Elle n’avait plus qu’à rentrer et à se faire chier avec les mecs pitoyablement virils de son groupe. Elle les haïssait eux aussi avec leurs démonstrations exubérantes de mâles reproducteurs aux égos surdimensionnés. Mais elle partageait avec ces-dits énergumènes, un même goût pour la violence, un attrait semblable pour le sadisme qui faisait d’eux des Icidios.

Elle se décida enfin à se mettre en marche quand une voix masculine et arrogante l’interpella :

- Hey, mec ! Te casse pas tout de suite, j’ai un truc à te demander. Reste connard c’est un ordre.

Le ton, mais surtout la façon de parler arrogante de celui qui l’avait interpellée, lui révéla immédiatement le groupe auquel l'insolent appartenait : un véléno, des putains de riche qui se croyaient au dessus du monde entier. Elle se retourna pour faire face à l’impoli, bien entendu assez riche pour s’entourer d’une demi-douzaine de gardes du corps. Le Véléno la contempla quelques instants, s’arrêtant sur les traits fins de son visage et les formes délicates de sa silhouette pourtant agile et entrainée. La surprise teinta alors ses pupilles bleutés.

- Mais tu es une meuf ? C’toi Riley ? J’pensais que tu étais un mec vu que tu es une Icidio.

Elle esquisse un sourire railleur qui semble vexé le riche, mais elle n’en a pas grand chose à foutre. Sa silhouette androgyne et fine ainsi que sa coupe garçonne et asymétrique lui attribue souvent la possibilité de se faire passer pour un mec, surtout de dos. Et ça ne la dérange pas, lui permettant ainsi de ne pas avoir à s’expliquer sur sa présence féminine dans un groupe violent et majoritairement masculin. Elle est une des rares « femelles » des Icidios et pourtant la réputation des autres filles les précèdent. Presque aussi violentes que leurs homologues masculins, les jeune femmes de son groupe sont presque célèbres de part leur sadisme et voracité au combat.

À ton manque de réponse, le Vélénos, impatient, se gratte la gorge et s’approche de la jeune femme, avec une once d’effroi dans ses mouvements. Revigoré par la présence de ses gardes du corps, il énonce d’une voix pourtant légèrement chevrotante.

- J’ai un ami qui m’a dit que tu pouvais me fournir avec n’importe quelle drogue. J’ordonne de l’héroïne. Et, comme je suis moins con que mes autres potes, je sais très bien que si les Icidios apprenaient de ton petit traffic, ils te tueront. Alors j’te conseil vivement de me fournir la drogue gratuitement et de fermer ta gueule si tu ne veux pas crever prématurément.

Un autre sourire railleur étire ses lèvres fines alors qu’elle relève des prunelles obsidiennes vers le Vélénos, qui recule, semblant effrayé.

- Tu as emmené des gardes du corps parce que tu sais que je vais te péter la gueule quoi qu’il en soit, enflure ? C’est dommage. Tu aurais dû en emmener deux de plus et tu aurais peut-être pu m’empêcher de te refaire la face. Peut-être.

Une expression de pure surprise vient étirer les traits du riche, bien vite remplacée par une peur indicible qui trépasse dans ses yeux maintenant affolés. Les gardes quant à eux ricanent, amusés par les propos utopique –à leurs yeux- de la jeune femme à l’apparence frêle qui leur fait face.

La voix chevrotante du Véléno vient agacer Riley qui serre la mâchoire, lassée.

- F-Fais pas la conne. Ils sont super entrainés et t’es qu’une fille. Tu ne peux rien me faire. Maintenant f-file moi ma d-drogue conn..

Le craquement sinistre de sa mâchoire raisonne bruyamment alors que la jeune femme relâche le col du Véléno qui s’effondre au sol juste avant de pousser un hurlement éraillé. Un sourire sadique vient étirer tes lèvres alors que tu poses ta semelle sur la cage thoracique du riche, arrêtant son cri en vidant l’air piégé dans ses poumons.

Les gardes te regardent interloqués, profondément surpris par la vitesse avec laquelle tu es parvenue à atteindre le Vélénos avant qu’il n’ai eu le temps de bouger le moindre petit doigt.

- J’trouve ça mignon que tu aies ramené tes clebs pour faire face à un Icidio. J’ai vu plusieurs Vélénos faire la même chose. Mais quelle perte inutile d’argent de faire venir des bulldog à chaque fois que vous devez faire face à l’un d’entre nous. Mais bon, je ne me pleins pas. Au moins, ça me fait des punching-balls compétents sur qui taper.

L’un des gardes du corps grince des dents et s’approche de Riley avec intimidation. Mais la jeune femme balaie la menace avec un sourire ironique tout en appuyant un peu plus sur la cage thoracique du Véléno de son pied. Le cri de douleur de ce dernier arrête le garde dans son mouvement. Tu te retournes à nouveau vers le riche.
- Pour ce qui est de la drogue. Tu peux aller te faire foutre. J’ai autre chose à faire que de vendre de la merde à des connards comme toi. Maintenant casse toi avant que je ne m’énerve et que je ne me décide à te laminer la face.

Elle souleva sa chaussure libérant le Véléno qui ne se fit pas prier pour se redresser et ordonner d’une voix hystérique la mort de Riley avant de s’enfuir comme le courageux bon à rien qu’il était, laissant la jeune femme face à six gardes qu’elle avait mis en rogne.

Jamais son sourire railleur ne quitta ses lèvres même si elle savait au fond d’elle qu’elle ne pourrait jamais vaincre une demi-douzaine d’hommes surentrainés et mortels. Mais une chose était sure : le challenge en valait définitivement la chandelle.

Les coups se mirent à pleuvoir et bientôt, elle se retrouva contre un mur, le visage en sang, face aux trois derniers gardes, visiblement mécontents des dommages qu’elle avait causés sur leurs collègues et leurs propres visages.

Un uppercut violent venant de l’un de ses assaillant l’obligea à se plier en deux, vidant ses poumons de tout air et lui faisant cracher une giclée de sang. Elle se retint de crier même si la douleur qui l’irradia était presque insoutenable. Sa vision commença à s’assombrir alors qu’elle était au bord de l’évanouissement. Elle porta alors ses yeux vers les trois corps assommés par ses soins u sol afin d’avoir en dernier souvenir sa victoire sur trois gardes du corps surentrainé. Elle finit par sourire, fière et attendit le dernier coup qui ne manquerait pas de l’achever.
(c) AMIANTE

MessageSujet: Re: Fuck Off. [Haley] Dim 12 Mai - 10:00

Apprendre aux poissons à ne plus mordre à l'hameçon.


Une bonne douche. Froide, mais bonne.
Le luxe de prendre une douche fumante, celà faisait bien longtemps qu'Haley ne se l'était pas permit. A quoi bon ? Ca ne changeait pas grand chose au fait qu'on pouvait se laver sans problème. Le froid, c'est bon pour la circulation, n'est-ce pas ? Et après deux grosses heures d'entrainement, on n'a pas besoin de davantage de chaleur.

Un treillis tout propre, un débardeur noir pour le moins de gêne possible dans les mouvements, une casquette pour rester un peu soit même malgré l'uniforme, et des lunettes de soleil pour cacher l'arogance de son regard. Haley était fin prette à repartir -une fois de plus- vers ce bordel qu'était la vie à Falcone ; Haine entre les groupes. Haine au sein des groupes. Haine envers les professeurs. Haine envers la moindre personne croisée. Tellement de haine que c'en devenait lourd.

A peine fut-elle sortie du bâtiment qu'elle coinça une cigarette entre ses lèvres. C'est mal oui, on le lui répétait souvent que cette merde en barre était nocive pour sa santé et son entrainement - elle n'avait jamais vu la différence, m'enfin.
Alors qu'elle marchait paisiblement, le corps et l'esprit en paix, ses oreilles furent assaillies par des éclats de voix -aller encore une embrouille.- venant d'un peu plus loin. Ayant cru percevoir la sonorité du nom de son groupe -Icidios pour vous démolir-, elle s'approcha lentement, discrète comme une ombre pour avoir une vue d'ensemble de la scène.

Du un contre 7. Pas très équilibré tout ça. Et à en entendre les dires -mais aussi par simple observation - la jeune femme était l'Icidio.
Haley s'appuya contre le mur derrière elle. Les bras croisés sur sa poitrine, elle continua de regarder la scène en terminant sa cigarette, invisible aux yeux des protagonistes, bien trop occupés à se foutre sur la gueule. En prettant une oreille attentive, il était aisé à la jeune blonde d'entendre chaque mot craché aux autres.
C'était donc Riley. La fameuse Riley. Cette sombre rebelle en cure de désintox chez les icidios de Falcone. Intéressant. Haley esquissa un sourire narquois. Elle avait connu ça, elle aussi.
Et voilà qu'ils en venaient à se taper sur la tronche. Intervenir ? Non, Haley n'avait pas terminé sa clope. Chaque chose en son temps hein. La scène rappelait étrangement à Haley des bribes de son enfance et jeune adolescence :

-Parfois Haley, plus tu frappes fort, plus ça rentre facilement dans le crâne. Lui disait son père.

Quand il n'y eu plus que 3 personnes et demi debout -car Riley était bien voutée-, Haley se décida enfin à s'avancer, sortant de sa propre ombre. Elle laissa tomber son mégot au sol et accéléra, retenant le poignet de l'agresseur avant qu'il ne frappe.
Surpris par ce contact innatendu, le protagoniste n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit avant que son poignet ne craque bruyamment. Il était si bavard au sujet de sa victoire prochaine sur une "femelle icidio" qu'il n'avait pas entendu ses deux collègues tomber au sol avant lui.

Il s'y jeta également de lui-même, allongé sur son poignet meurtrit.

Haley n'en avait déjà plus rien à faire. Elle attrapa le col de Riley et la tira vers le haut pour la redresser, sans trop de douceur, dans le but de lui dégager les poumons de la pression qu'elle s'infligeait toute seule. Rien d'agréable, mais un remède sûr contre la suffocation.

-Il faut respirer ma belle, ça aide.

Elle lui appuya sur l'épaule pour lui plaquer le dos contre le mur afin qu'elle reste droite.

-Et un icidio se tient droit et fier.

Elle la délaissa un instant pour se pencher vers le chien hurlant sa douleur comme un loup hurle sa peine. Il n'avait rien d'un loup mis à part la longueur et la douleur vibrante dans la voix. Sinon, il ressemblait plus à un batard de chien de riche. Un misérable chihuahua. Les Icidios étaient des loups, eux.

-Cher petit chien, tu diras à ton maître que les icidios savent déjà pour son petit trafic, et que le chantage n'amène jamais rien de bon. Si tu veux un nom prends le mien : Anderson.

Elle se redressa avec souplesse et attrapa de nouveau l'épaule de Riley pour la tirer vers elle, lui apportant un appui stable.

-On s'arrache d'ici, tu râleras pour ta foutue fierté de sombre rebelle débrouillarde après pigé ? Et tu te justifieras plus tard aussi.

Elle l'entraina d'un pas soutenu un peu plus loin, hors de portée de vue de n'importe qui. Ce n'était pas terrible pour leur image à elles, - et encore moins pour celle de leur groupe- d'être vues ainsi. Surtout Riley.
Haley la laissa s'appuyer contre le mur et la lâcha enfin. elle ôta ses lunettes, les plia à son col, et s'alluma à nouveau une clope.

-Je t'écoute, maintenant.


MessageSujet: Re: Fuck Off. [Haley] Dim 12 Mai - 15:45

Fuck Off.
(prévert) ▽ Tout simplement des nuages Qui crèvent comme des chiens Des chiens qui disparaissent Au fil de l'eau sur Brest Et vont pourrir au loin Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien.
Haley Breath Anderson. Un amalgame de violence pure et dure. Une combattante effroyable et brutale. Un des membres les plus effrayants de Falcone que même des Icidios craignaient et redoutaient. Riley ne faisait pas partie de ces gens-là, se contentant d’apprécier la réputation de la jeune femme qu’elle respectait de part la crainte qu’elle inspirait. Mais Riley savait que se faire aider par l’un des siens, surtout Haley, alors qu’elle venait de se faire vaincre n’allait pas être agréable une fois qu’elle serait seul-à-seule avec son exutoire. Des bleus en plus, des bleus en moins, la droguée ne les comptait plus vraiment. Elle subirait les coups de la louve sans broncher puis irait oublier sa douleur dans les effluves de la drogue.

Quand Haley la redressa aussi brusquement, la droguée parvint enfin à respirer et inspira goulument de l’air, ne se préoccupant pas de la douleur que cela lui infligeait. Ses prunelles obsidiennes s’apposèrent dans les iris bleu-gris de la louve et l’espace d’un instant elle fut intriguée par les vastes secrets qui semblait y receler. Sa voix la sortie de sa contemplation et elle se rappela enfin de respirer, défroissant ses poumons afin de reprendre un semblant de souffle régulier. Du sang s’écoulait au coin de sa lèvre et ses cotes lui lançaient terriblement. Au lieu de paniquer pour sa propre santé, elle se contenta de soupirer déjà lasse à l’idée que les entrainements intensifs des Icidios avec des côtes brisées n’allaient par être … attrayants.

Elle esquissa un sourire railleur sur la tenue des Icidios et son expression moqueuse devint sadique quand Haley se retourna vers le chien à terre qui avait faillit l’assommer. L’expression de pure peur qui se lisait sur le visage de l’homme en contemplait Haley était jouissif. Son respect ne cessait de grandir pour la louve implacable et elle n’en voulait pas à la jeune femme de l’avoir en quelque sorte sauvée. Riley se savait dans la merde, certes de s’être retrouvée dans une situation pareille à cause de ses activités illégales, mais elle n’était pas contrarier de s’être fait aider. Elle s’était battue avec fierté et violence et elle avait fait face à six hommes surentrainés qu’elle avait a moitié décimé. Et puis elle avait put grâce à sa défaite, assister à la démolition sauvage des trois restant par Haley et ça avait été un spectacle plus que jouissif à voir. Haley savait se battre et non pas depuis qu’elle était entrée chez les Icidios mais depuis plus longtemps encore. Le combat avait sans doute fait partie de sa vie depuis son plus jeune âge.

Riley ricana à ses mots, elle savait qu’elle aurait du pousser une gueulante pour avoir été ainsi aidée, c’était dans le tempérament des Icidios après tout, de vaincre ou mourir. Mais ce tempérament, elle ne l’avait pas. Elle avait une putain de fierté, certes, mais elle connaissait ses limites et elle adorait un combat digne de ce nom. Et ce qu’Haley avait fait de ces hommes avait valu le fait de se faire tabasser. Ça en avait presque été de l’art.

À nouveau contre un mur, la droguée contempla la louve longuement, un sourire amusée à ses mots. C’était maintenant à son tour de parler mais surtout de se justifier afin de minimiser sans doute sa « punition ». Mais Riley, avait trop de fierté pour se disculper de ses propres conneries et elle se contenta de s’éclaircir la gorge pour rétorquer.

- Je fumais tranquillement une clope quand j’ai eu l’idée de vouloir invoquer Xéna. Tu vois la meuf qui lamine tous les mecs avec une putain de facilité ? Donc pour l’invoquer, j’suis allée provoquer ce connard de Riche et ses clebs surexcités. J’me suis faite battre et paf, tu es apparue. Faut croire que j’suis douée pour invoquer les choses.

Lentement, Riley glissait sa main dans sa propre poche pour sortir son paquet de clope et en coincer une entre ses lèvres défoncées au combat. Elle se mit à chercher sans succès son briquet qu’elle avait sans doute perdu au combat. Et merde. Elle aurait sans doute demandé une minute de silence pour la disparition de son fidèle compagnon si la louve ne lui lançait par un regard aussi implacable.

- Tu sais ce que je fais. Tu sais pourquoi j’étais dans cette merde. Je ne vais pas encore perdre plus de ma fierté en te demandant de m’épargner ou de m’excuser. Et je ne vais pas me justifier non plus. J’ai repris assez d’air pour que tu me bousilles mais si tu pouvais éviter d’aller dire aux autres Icidios de venir me défoncer, ça serait cool. Quitte à me faire briser les os, je préfère que tu le fasses toi. Se faire laminer par l’illustre Haley, je dois avouer que ça a de la classe.

Ses prunelles noires scindées dans les siennes, Riley tentait encore de comprendre avec persistance l’amalgame de secrets qui proliféraient dans les iris bleu-gris de la louve mais encore une fois sans succès.

- Et comment ça se fait que tu savais pour mon trafic et que tu n’es pas venue plus tôt me défoncer ? Je sais que la drogue et les Icidios c’est la pire des haines, donc pourquoi me laisser continuer ?

Par habitude, tu tirais sur ta clope éteinte toujours coincée entre tes lèvres avant de te rappeler tes bonnes manières et de lancer.

- Au faite. Merci de ne pas m’avoir laissée crever dans un coin. J’me suis toujours imaginée une mort plus poétique. Et merci pour le combat que j’viens de voir, Xéna.

(c) AMIANTE

MessageSujet: Re: Fuck Off. [Haley] Mer 15 Mai - 9:14

Apprendre aux poissons à ne plus mordre à l'hameçon.


Putain de fierté d'Icidio de merde. Tous les membres, sans exception, de ce groupes étaient beaux dans leur fierté, mais aussi incroyablement chiants à gérer. Incapables de reconnaitre leurs erreurs lorsqu'ils en faisaient. Incapables de baisser un tant soit peu le menton devant quelqu'un. C'était parfois à ce demander ce qu'il leur restait de sympathique. Pourtant, Haley savait bien qu'il en restait, des sympathiques. Ou du moins, elle l'espérait si fort qu'elle le croyait.
Et voilà que Riley se mettait à l'humour sarcastique. Haley leva un instant les yeux au ciel et plongea les mains dans ses poches. Elle n'était pas en présence ennemie, aucun risque. Elle fit un instant la moue, semblant se désintéresser de ce que lui racontait sa cammarade. Puis elle finit par lâcher sur un ton relativement plat et calme :

-Arrêtes de te payer ma tête.

Il n'y avait pas eu de menaces dans sa voix, mais elle ne lui laissait pas non plus le choix. Le manque d'intonation et d'émotion dans la voix d'Haley n'était jamais une bonne chose. Elle semblait détendue, tranquille, mais ses yeux trop expressifs la trahissaient. Son regard était implaquable, froid et dur.
Sa main droite ressortit de la poche de son treillis, un briquet entre le pouce et l'index. Celui de Riley d'ailleurs. La blonde haussa un sourcil un poil arrogant. Pas vraiment besoin de mots, son regard avait parlé en premier, prédisant ses dires qui allaient suivre :

-C'est ça que tu cherches ?

Après avoir dévoilé l'objet recherché quelques secondes, elle referma le reste de ses doigts dessus, l'enfermant au creux de sa main. Là, il ne risquait quasiment rien. Et elle n'en avait pas encore finit avec Riley, cette dernière attendrait donc avant de fumer sa clope.

-Effectivement je le sais. En revanche, toi tu devrais savoir qu'il peut être bon de rabaisser sa fierté pour reconnaitre ses erreurs, surtout dans ton cas.

Sa deuxième main sortit de la poche avec une cigarette entre les doigts. Pas besoin de sortir tout le paquet, les poches du treillis étaient bien assez larges pour l'ouvrir sans le sortir. Elle la glissa entre ses lèvres et l'alluma avec le briquet de Riley.

-Je n'aurais aucun avantage à aller te balancer aux autres. Nous sommes déjà assez peu nombreux pour qu'en plus il nous faille nous taper dessus au sein du groupe. Tu as souvent vu les soldats d'une même armée se taper dessus entre eux ?

Elle lança le briquet en l'air, légèrement vers Riley pour lui laisser le soin de le rattraper avant qu'il ne tombe par terre. Elle se décala ensuite d'un pas sur le côté et s'appuya contre le mur à côté de la sombre brune androgyne. Avec un peu de sang et de contusions en moins, elle étaient relativement bonne. Elle était belle et sombre. Impressionnante et classe. Mais présentement sérieusement amochée.
Haley soupira, expirant par la même occasion un filet de fumée blanchâtre.

-Tu es bien loin d'être discrète. Il suffit de croiser un camé en ville pour lire ton nom sur ses lèvres. Ton attitude en elle-même te trahit. Tu es trop "connue" dans ce domaine-ci.

Elle tendit une main et appuya de deux doigts entre les côtes de Riley. Entre deux blessures, là où ça fait bien mal, sans semblant un tant soit peu perturbée à l'idée de faire souffrir sa camarade.

-Et je n'ai pas besoin de venir te casser la gueule, d'autres s'en chargent très bien sans que je n'ai à le faire.

Sa voix s'éteind avec un air innachevé. Pause. Elle tire une fois de plus sur sa cigarette, ferme les yeux, écoute, puis souffle. Voilà, la fierté descendait d'un petit cran. Un petit pas pour l'apparence, un grand pas pour le moral.


-Je ne suis pas là pour te foutre la misère. Ni à qui que ce soit d'autre. Nous sommes un groupe, une équipe, une famille. Notre but est de réussir, tous. C'est pourquoi nous devons nous entraider au lieu de nous enfoncer. Tu progresse déjà puisque tu as réussis à abaisser suffisament ta fierté pour me remercier.




MessageSujet: Re: Fuck Off. [Haley] Jeu 16 Mai - 5:02

Fuck Off.
(prévert) ▽ Tout simplement des nuages Qui crèvent comme des chiens Des chiens qui disparaissent Au fil de l'eau sur Brest Et vont pourrir au loin Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien.
Riley s’était souvent fait bousiller la gueule sur le pavé froid d’une ruelle. Ses bleus ? Un maquillage quotidien qui délaissait rarement son visage fin. Ses os avaient tous étaient brisés au moins une fois. C’est pour cette raison que la droguée craignait peu de gens, la douleur qu’on pouvait lui apporter pour une quelconque raison ne lui faisait plus peur. De plus, il était extrêmement rare qu’on fasse du mal à Riley sans en payer un prix tout aussi douloureux. En résumé, la camée n’avait peur de personne et encore moins des Icidios et elle ne respectait pas ce groupe qui aimait – tout comme elle- bousiller les gens. Haley était l’exception qui confirmait la règle. Riley avait entendu parler de la jeune femme bien des fois, elle avait entrevue certains de ses combats – tous impressionnants, elle avait observé la blonde pendant leurs entrainements communs. Riley avait appris à respecter la louve.

L’homosexualité de la brune n’y était pour rien dans l’histoire. Certes, elle exécrait les hommes et leur manquait de respect, voilà pourquoi elle ne glorifiait pas son clan principalement constitué d’hommes. Mais Haley aurait put être le plus viril des mecs, qu’elle l’aurait tout de même respectée rien que pour son attitude fière et froide, sa démarche assurée et agile, et bien d’autres qualités qui la rendaient terriblement impressionnante.

Voilà pourquoi quand Haley parla, Riley écouta. Elle contempla son briquet dans les mains de la louve. Elle posa ses yeux sur les lèvres de la jeune femme quand cette dernière glissa sa cigarette dans sa bouche. Elle sourit en entendant le déclic familier de son zippo. Elle leva la main pour réquisitionner son briquet dans les airs et allumer du même mouvement son bâton de nicotine avant de faire grésiller la fraise de sa clope en tirant dessus. Et malgré cela, Riley ne cessa jamais d’écouter.

La camée aller rétorquer quand elle réprima une grimace de douleur alors que le doigt de la blonde se glissait entre ses côtes meurtries. Elle n’itéra pas le moindre son, se contentant de souffrir en silence malgré la douleur incommensurable qui la violentait intérieurement.

Riley se redressa pour échapper à la main d’Haley. Elle vint se mettre face à la jeune femme, ses prunelles obsidiennes s’incrustant dans les iris arctiques de son homologue. Lentement elle tira sur sa clope, pour expirer avec la même langueur un long volute de fumée sur le côté afin d’éviter d’enfumer Haley. Mais jamais Riley ne brisa le contact visuel avec la louve et son regard comblé d’information que la brune ne parvenait pas à déchiffrer.

- Tu sais toi même que c’est difficile pour un loup de fermer sa gueule et d’accepter le fait qu’il a été vaincu. Mais j’avoue que si tu n’étais pas intervenue, j’aurais été dans une belle merde. Maintenant, pour ce qui est de l’entraide et de toute la merde qui va avec, j’ai un peu de mal avec ça quand on n’arrête pas de recruter des chiots capricieux qui ne respectent même pas leurs ainés.

Lentement tu te reculais pour contempler un couple de Stupro s’émanciper dans des démonstrations d’affections torrides et peu ragoutante surtout pour Riley qui n’aimait pas vraiment observer un mâle dans toute son excitation. Elle se détourna de l’échange grotesque pour se retourner vers la vue bien plus plaisante de la louve impétueuse et fière qui lui faisait face toujours apposée contre le mur. Le dégout fut bien vite remplacé par l’appréciation.

- Maintenant, je ne suis pas contre discuter des avantages des Icidios derrière une bière fraiche surtout en présence de la seule membre qui semble en valoir le détour. Et puis comme ça, ça me permettra de te remercier pour le coup de main que tu m’as apportée.

Sans même attendre la réponse de la louve, elle se détourna de cette dernière pour partir en direction des bars. Dans sa lancée, elle balança sa clope à moitié consumée sur le dos nu du Stupro en plein ébat qui se rua de douleur et se tortilla dans tous les sens.

- Quel gaspillage de clope.

Le Stupro qui allait hurler sur la camée ferma bien vite l’orifice qui lui servait de bouche en posant ses yeux sur Riley, se retenant de justesse alors qu’il reconnaissait la sombre Icidio qu’il avait vue bien des fois détruire des gens à l’aide de ses poings. Il se fit encore plus silencieux quand il reconnut aussi Haley qu’il craignait peut-être encore plus.

Railleuse, Riley continua son chemin, se glissant sur sa banquette favorite une fois arrivée dans son bar de prédilection où chantait une magnifique guitariste à la voix cassée (DELEY WESH /PAN/). Elle commanda une bière, laissant à Haley le temps de réclamer sa propre boisson. La brune fut amusée par le regard de pure envie qui se lisait dans les yeux de la serveuse alors qu’elle contemplait la louve. Lorsque l’énamourée s’éloigna, Riley se tourna vers son ainée, ses yeux pétillants d’amusement.

- Je vois qu’on a du succès Xéna. Je n’arrive pas à savoir si c’est ton aura, ta dégaine ou le fait que tout en toi semble crier « je suis une lesbienne très bonne au lit ». Même la barmid a les yeux sur toi.

Riley se retourna vers la guitariste qui continuait de chanter, nullement intéressée par quiconque d’autre que sa musique. Elle reporta son attention sur la louve et se lova plus confortablement sur la banquette.

- Dis moi, si l’intégrité des Icidios est si importante, pourquoi n’as-tu pas essayé d’arrêter mon trafic de drogue ? Je sais qui si Jason le savait, il me crucifierait sur place et il paraît que tu es celle en qui il a le plus confiance. Alors pourquoi ne pas lui avoir dit ? Ou pourquoi ne pas avoir tenté d’arrêter ?

La serveuse revint vers les deux jeunes femmes, elle posa à nouveau son regard sur Haley, manqua de tomber, se mit à rougir, leur donna leur verre et repartit en courant presque. Amusée Riley se saisit du reçu afin de payer et se mit à rire en le soulevant pour lui montrer les griffonnages sur le papier.

- Candice t’a gentiment donné son numéro chef. J’trouve ça peut respectueux. Après tout avec ta dégaine j’aurais pu être ton amante favorite des jeudis soirs.
Riley reposais le reçu avec un sourire narquois. Ses plaisanteries passaient ou cassaient. Et c’est qui faisait d’elle le mouton noir des Icidios : Elle ne prenait rien au sérieux, ne respectait ni les règles, ni les loups de sa propre meute. Et pourtant elle restait, parce que sans sa meute, elle n’était personne, elle n’avait rien.


Elle prit une gorgée de sa bière, grimaçant alors que l’alcool touchait ses lèvres défoncées.

- Donc en quoi les Icidios sont-ils si importants ? Quel est notre but. J’t’avouerais que même après deux ans, j’suis pas trop au courant des activités de mon groupe mais j’ai une excuse. Aucun Icidio n’était venu me sortir de la merde auparavant. Faut croire que tu me donnes une raison de m’y intéresser. D’ailleurs, comment tu y es entrée ? Et comment t’es arrivée dans le trou pourri qu’est Falcone ?


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MessageSujet: Re: Fuck Off. [Haley]

Fuck Off. [Haley]

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