le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre                                                                                   
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
                                        
                                                                                                            
                                                               
                                          
                     
                     
 
                  
            
                                    
               
                                                                                                                     
                              
                                                               
                           

Partagez|

le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre

Invité
MessageSujet: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Lun 1 Avr - 20:04

Il fait beau. C'est tout. Je n'ai pas besoin d'une raison supplémentaire pour sortir de l'école et aller prendre l'air. Ce trop plein de monde, ces élèves bruyants, agressifs, stupides et méprisants ; ça me met sur les nerfs. Trop de comportements excessifs. Du coup, dès que j'en ai l'occasion et que le temps s'y prête, je m'aventure dehors. J'pourrais aller dans la ville, profiter des boutiques ou aller manger mais c'est pas tellement mon genre. S'il fait beau, il y a en tout cas beaucoup de vent. C'est pour cette raison que je me rends à la plage. Le vent va rebuter pas mal de monde, surtout les demoiselles en jupette qui pensent pouvoir se la péter sur le bord de la plage. C'est tellement chiant à chaque fois d'entendre ces gloussements de pintades débiles en train de s'émerveiller pour trois gouttes d'eau. Avec l'éternel "L'eau est froiiiiiiiide". Genre. Sans déconner, t'as jamais fait gaffe que l'eau de mer était pas chauffée comme dans un sauna ? Si elle est froide, va faire trempette dans ta baignoire. T'as de l'eau chaude toi, AU MOINS. Une pointe d'atertume ? Que nenni.

Plus tôt dans la journée, j'ai eu la désagréable surprise de vouloir me doucher en même temps que d'autres gars. Ils ont pas compris pourquoi je suis restée en retrait, et finalement, j'ai entendu un truc sympa ; « il parait que Gill a des cicatrices sur le corps. C'est pour ça qu'il se douche pas avec nous. » Jusqu'à présent j'avais jamais songé à fournir une excuse. Maintenant je sais quoi répondre si on me saoule. Un peu comme la fille qui vient de se planter devant moi. « Tu ne te déshabilles pas malgré la chaleur ? Tu es courageux ! » Elle me fixe. Je la fixe. J'arque un sourcil. Elle sourit ; je tourne les talons et m'éloigne. « Y'a du vent. Fiche moi la paix. » Deux phrases. J'espère qu'elle réalise qu'elle est chanceuse. Mais vu son âge -15ans ?- et sa tête, si je lui réponds pas, elle me suivra probablement. Les chaussures à la main, les pieds dans le sable et le pantalon légèrement retroussé, je marche en direction d'un coin plus tranquille. Y'a quand même quelques personnes, mais beaucoup moins que d'habitude.

Tranquillement, j'arrive à ma lignée de rochers qui file en direction de l'eau. Si le vent était moins agressif, y'a fort à parier que des pêcheurs seraient venus poser bagage à cet endroit. M'asseyant sur un rocher, je pose mes chaussures derrière moi et laisse mes pieds se faire secouer par les vagues qui viennent s'écraser contre le rocher. Je les regarde d'ailleurs un moment, me surprenant à ne pas être perturbé par l'eau encore très froide à cette saison. Jetant un coup d'oeil derrière moi pour constater la longueur du rocher, je finis par m'allonger les bras écartés, fixant le ciel. Les nuages passent vite même s'ils sont peu nombreux. Je pousse un très long soupir, puis ferme les yeux. Qu'est-ce que je suis bien là, avec le bruit des vagues et du vent.

Invité
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Mar 2 Avr - 13:05

« Passage expresse ! »

Quelle belle journée.
Le soleil, le ciel bleu, le sable, la plage... Un réel délice pour les yeux, pour ceux qui adorent observer le paysage et se dire tout simplement que la vie n'est pas si moche que ça. D'un côté, c'est pas faux, mais d'un autre ; il manque quelque chose, voyons ! Une chose essentielle, vitale pour égayer la vie d'un homme encore dans le désespoir. Non vraiment, je souhaiterais m'abstenir de le dire...
Les FEMMES.

« Mademoiselle, vous êtes belle, vous voulez m'accompagner à l'hôtel ? » Bien entendu, qu'on ne s'étonne pas de voir cet abruti se prendre une baffe, qui est souvent synonyme de râteau, avec lui. Le tout accompagné d'un « Imbécile va ! » Pour parfaire la chose.
Ah là là.

Mais c'était juste un instant sans grande importance, où les gens peuvent voir le niveau de pathétisme de ce type qui enchaîne les conquêtes - ratées - comme on peut s'enfiler un paquet de smarties en moins d'une demi-heure. De la pitié ? Pour ce type qui est censé être prof ? Que nenni, il n'en veut pas et heureusement pour lui ; le ridicule ne tue pas.
« Aïe aïe... Encore une qui m'échappe. » Mais comme si qu'il allait se laisser abattre. Une de perdue, dix de retrouvées, c'est comme ça que ça fonctionne chez lui. Voilà que son regard s'arrêta sur un jeune homme - apparemment - qui envoyait balader une mignonne petite créature. P'tain le chanceux, lui, on lui cours après et il jette ça par terre. « ... La vie est vraiment mal faite. »

Un soupir et quelques secondes plus tard, le voilà reparti à la chasse, un peu plus loin. Il ne faut jamais abandonner et toujours continuer !
Il va bien réussir à en avoir une, un jour.

[Passage con et rapide, désolé x'D ]
© Codes par Oxymore.
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Mar 2 Avr - 18:17





let's go ♫
everyone.



Je marche tranquille sur le sable, avec mes bottes noires, ma veste rouge ouverte, sans t-shirt tandis qu'il faisait quand même beau, mais bon, il y avait du vent alors c'était une bonne raison. Je lève les yeux vers le ciel, c'vrai qu'il était beau lui. J'inspire et expire profondément l'air, j'aimais bien la plage. Surtout en été. Raah ouuais ! Non non, pas pour les boobs des filles et l'torse des mecs, ça je m'en fou grave, mais parce que t'as le mec en mode rasta qui passe sur le sable et qui hurle : CHOUCHOU BEIGNET GLACE A LA GLACE A LA GLACE. J'suis toujours le premier à foncer, à pousser tout le monde s'il le faut pour m'acheter au moins dix bouffes. Bah, j'suis un peu morfale en fait. Je regarde aux alentours et me dis qu'à cette saison pas sûr de voir le mec. Ce n'était pas encore le moment et il n'y avait pas trop de touriste. Mais l'Italie est un beau pays, ça arrivera bien vite. Des gens me regardent, je les regarde. lls sont en maillot de bain, et là, à l'instant je me demandais comment ils faisaient. Je m'avance alors vers une fille pour lui demander si elle n'avait pas un truc à bouffer, gentiment, mais t'as l'autre boloss, son mec, qui se ramène en mode j'suis le paon mâle. Je souris en faisant coucou de la main, genre, jesaispast'esquimaisosef. Il fronce les sourcils, alors je lui demande normalement à son tour s'il avait pas un p'tit truc. Il m'envoi chier. Haw. Je souris.

[..]

Je repars tranquillement, sans bouffe, tant pis. Il n'empêche que j'avais faim, raaaah. Peut-être qu'il y avait des pêcheurs dans le coin ? J'pourrais même bouffer un poisson cru. Je me retourne légèrement vers les deux autres, juste de quoi y jeter un oeil, et voit que la fille tentait de retirer la tête de son mec du sable. Roooh, il a l'air tout drôle et nettement moins méchant comme ça, juste dommage qu'il n'y avait pas des autruches dans l'coin pour suivre. J'hausse les épaules.

Une chose attira mon attention alors que je marchais, je reconnus immédiatement Gill, oh ouuuais ! Le type qui ADORE me foutre des vents, le robotboy là ! Celui qui n'a pas trop l'air de m'apprécier non plus ! fufuf, mais moi je l'aimais. Même si il me. Il m'énervait en fait. Ouuais, son manque de réaction, aller quoi ! J'sais pas lâche au moins un grognement de chiot même s'tu veux. C'est encore plus cute. D'façon j'irai jusqu'au bout du bout, j'veux trop une VRAIE réaction, j'veux pas abandonner même si normalement j'tiens pas une minute avec c'genre de personne, bah ouais, c'est pas marrant quand ça t'parle pas ces machines. Ouais ok, il me répondait mais beaucoup trop naturellement, moi, j'voulais l'énerver. mais genre, vraiment. Je souris. Je me dirige sans plus attendre vers la mer et - ouais, soyez dégoûter mes bichons - bois sans vraiment boire l'eau de mer pour le maintenir dans ma bouche.
Yeah.

Je m'approche de plus en plus, j'aperçois une fille qui lui tape la discute, enfin, discussion d'même pas une seconde en vrai. Bah tu m'étonnes, t'as vu comment il parlait lui aussi ?! C'quoi c'mec ? Boh, c'est toujours drôle de voir ce genre de scène quand même : " Ouuuh c'vent il était putain violent ! ", je le suis discrètement - enfin, le minimum pour moi quoi - il marche un petit moment avant de se poser tranquillement sur un rocher. Il semblait vouloir se reposer, dommage, ça n'allait pas durer trop longtemps. Je monte lentement sur la pointe des pieds - pas vraiment mais voilà - sur les rochers, pour finalement surgir derrière lui et lui cracher l'eau de mer au visage.

- Hahahaha ! Putaaain ! Gilloutte ! Ouhouhouuh, tu t'y attendais tellement pas que mon dieu, comment j'viens tout casser là ça me tuuuue !

Je m'arrête de rire. Je m'avance, me stoppe à sa tête. Je baisse la mienne pour le regarder et souris. Je me penche et lui attrape ses joues tout en les étirant.

- Quel dommage, tu ne dois pas trop kiffer ma présence là j'imagine. je le relâche et me redresse. j'ai trooop envie de te balancer dans l'eau en fait là. Je peux ?

Nooon mais j'suis sérieux j'vous jure.

made by pandora.



_________________
Invité
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Mar 2 Avr - 22:57

Oh, une mouette. Elle vole. Elle fait des ronds, même. C'est reposant. Enfin tant qu'elle me chie pas dessus, tout baigne. Manquerait plus que ça tiens, que d'un coup paf je me prenne une chiure de mouette dans l'oeil. Ca serait le pire moment de toute la journée. Enfin c'est quoi le pire, se faire coller par une fille stupide ou me prendre une merde dans l'oeil ?... Franchement, ça se vaut. Les deux t'emmerdent dans tous les cas.

Mais à la place de me coltiner l'une de ces deux merdes, je me prends à la place de l'eau de mer dans la face, gentiment recrachée par une tête que j'ai à peine eu le temps d'apercevoir. Kassix. EVIDEMMENT. De tous les emmerdeurs de l'école il fallait que ce soit LUI. Le visage trempé, l'eau coulant au fur et à mesure de mon visage, je restai pourtant immobile. C'était pas l'envie de le claquer qui manquait, mais j'avais la flemme, et puis ça me servirait à rien. Du coup je dis rien, je fais rien. Ce qui lui laisse le temps de venir m'attraper les jours et tirer dessus. Mon regard il doit ressembler à un "ton père t'a fini à la pisse pour être aussi con ?", mais l'expression de mon visage, elle, demeure parfaitement neutre malgré la douleur aux joues. En plus il parle de me jeter à l'eau ? Non mais il a rêvé là. Hors de question que j'aille dans l'eau. Non seulement j'aurai les fringues qui me colleraient à la peau, mais en plus mon bandage partirait en sucette. Y'aurait pas pire scénario en fait. S'il me voit comme ça, il doit mourir. C'est tout. Y'a pas trente-six solution.

Je reste immobile sur le rocher un instant, puis je me redresse en m'essuyant le visage d'un revers de bras. Je ne le quitte pas du regard ─ il saurait bien en profiter sinon. Ce qui est chiant quand on a à faire avec un autre Icidio, c'est qu'en général on est de force plus ou moins équivalente. Enfin, niveau force brute je vaux rien, j'utilise juste des techniques pour renvoyer la force de quelqu'un dans sa propre poire. Mais si je me foirais, j'étais mal. Avec Kassix, je savais pas vraiment à quoi m'attendre. Trop stupide pour être prévisible peut-être. Du coup, je me tiens droit devant lui et le fixe d'un air totalement je m'en foutiste.

Non.

Point. Pourquoi parler davantage ? Il comprendrait rien. Il est stupide ce mec, c'est juste un amas de testostérone. Il est musclé, blond, con, il se la pète, il joue de sa belle gueule et en plus c'est un bien heureux. Tout pour être barbant et inintéressant ─ qui a dit que rien ne m'intéresse que j'lui colle une babouche dans la narine ?

Lentement, je lève mon bras. Et je pointe derrière lui un groupe de filles qui gloussent au bord de la plage, les pieds dans l'eau. L'air de dire "va chercher mon gros toutou, tu trouveras bonheur là-bas et moi ça me fichera la paix de te savoir loin".

Va.

... chercher nonos. Gentil toutou.


MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Jeu 4 Avr - 16:21





let's go ♫
everyone.



Il ne devait pas vraiment être content de me voir, enfin j'dis ça parce que vu l'indifférence dont je devais faire face c'est un peu perturbant parce que je ne sais pas toujours vraiment quoi faire pour bien m'y prendre. Il ne réagit pas vraiment comme je le souhaite, j'sais pas s'il a une maîtrise total de soi-même - dans ce cas, gg mec - ou tout simplement parce qu'il a toujours été comme ça, mais ça m'pose problème. Ouaaais. J'dois me donner à donf tout ça tout ça, j'finirai bien par lâcher un jour ! Je souris fier de mon coup et l'observe. Il ne semblait pas pour autant avoir une réaction qui sortait de l'ordinaire, pfouah nuuul. Je fais la moue un instant en croisant les bras. Lui, me regardait toujours d'un air impassible. Il se redresse et s'essuie le visage - oui parce que de l'eau de mer et de la salive c'est pas cool -, je le regarde sans ne rien faire. J'attendais. Il se lève et se met en face de moi, toujours avec cet air de mec blasé. J'attendais au moins un mot.

- Non.

Heu deux mots ? Oooh, c'était tellement direct ! Je lui donne une petite tape à l'épaule avant de rire intérieurement. Comment ça non ? Non... me dire non à moi? Vous croyez franchement que c'est un fucking NON qui va me rendre docile ? Ok j'aurai pas du poser la question alors, mais bon ! Bref Gill lève le bras et tend le doigt vers mon côté. Je cligne plusieurs fois des yeux cherchant à comprendre ce qu'il était en train de faire. Heuuu.. ? Quoi ? Je me tourne et aperçois c'qu'il voulait vraiment me montrer. Je vois des filles au bord de l'eau, plutôt pas mal, d'ailleurs j'me demandais comment elles faisaient pour ne pas attraper froid. Mais je ne comprenais pas ? De quoi ? Qu'est-ce qu'elles avaient ? Elles parlaient de nous ? Allô allô ? Je pige pas ? Je me tourne de nouveau vers lui d'un air interrogé.

─ Va.
- Va quoi ? Elles m'ont même pas appelées !

Je lui donne cette fois une bonne tape dans le dos d'un air détendu et pratiquement amicale. Je ne savais pas vraiment ce qu'il pensait de moi, mais j'étais sûr d'une chose : j'étais agaçant. J'enlève ensuite ma veste et la jette sur le rocher, puis je fonce tout droit vers l'eau. J'm'y jette brusquement en plongeant.

- Ouuhou, l'eau est suuuper froide on dirait ! Frrr.

J'aurai pu enlever mon pantalon parce que maintenant ça collait bien, mais en boxer sur la plage ça m'tentait pas trop en fait avec ce vent. Je secoue la tête et passe ma main sur les cheveux en arrière pour les dégager de mon visage. Je sors de l'eau, m'avance alors encore plus de lui, décidé de ne pas le laisser tranquille pour aujourd'hui. Je souris. Je profite du fait qu'il soit encore debout pour le soulever rapidement avec mes bras, l'attrapant comme une princesse, le serrant assez fort pour l'empêcher de se débattre par la même occasion. Puis je fonce de nouveau, mais cette fois avec lui.

- Youhouuuu !

Plaf. Dans l'eau. Quelques courtes secondes et je ressors enfin la tête avec lui, toujours en le tenant contre moi. J'éclate alors de rire. Alors ? Même avec un jolie petit non dans la gueule, je le faisais quand même. Je le regardais, n'imaginant même pas ce qu'il devait en penser, j'étais vraiment un enfoiré, mais au moins je faisais ça en m'amusant.

- Pas cool t'es vêtement sont mouillés, roh, j'espère que tu ne m'en voudras pas ! J'ai tellement pas réfléchi et j'pensais qu'à m'amuser que te voilà dans l'eau aussi, j'espère que je ne suis pas une personne difficile à supporter, noon noon, je veux tellement être cool avec toi, tu peux paaas savoir.

Et pour couronner le tout dans un ton sarcastique, je souris de nouveau d'un air naïf.

made by pandora.


Spoiler:
 
Invité
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Jeu 4 Avr - 18:05

Bon, définitivement, ce mec est un boulet. Cette foutue claque qu'il vient de me balancer dans le dos, je me retiens à peine de lui renvoyer mais dans l'entre-jambe ─ HA ! J'ai cet avantage moi, monsieur, de pas me trimballer un service trois pièces entre les guibolles. Mais c'est tellement lâche que je vais pas le faire. Et encore heureux qu'il soit trop simplet pour percuter qu'y'a une légère épaisseur sous mon tee-shirt. Alors que je le regarde d'un air dépité, il... retire sa veste. Hein ? Qu'est-ce qu'il a en tête ? Presque par mesure de précaution, je recule d'un pas et me place sur le côté ; et le voilà qui s'élance en direction de la mer. Son saut provoque, bien évidemment, des vagues et des éclaboussures. J'en profite pour essuyer une goutte qui est venue s'éclater sur ma joue. Un coup de vent passe et je frissonne ; ah, j'avais oublié que j'étais déjà mouillé et qu'il fait pas encore super chaud.

Ignorant l'abruti qui barbote dans l'eau, je me retourne et commence à m'éloigner. Mais c'est, bieeeeeen évidemmeeeeeent, sans compter que seuls les abrutis font preuve d'une ténacité quasi légendaire. Et parce que je suis trop occupé à éternuer, je vois pas venir ses bras. En l'espace d'une seconde, je me retrouve contre lui, porté comme une princesse. Mon sang ne fait qu'un tour. LÂCHE MOI ESPECE D'ABRUTI ais-je envie d'hurler. Je n'affiche pourtant qu'un léger froncement de sourcil et je m'écrase la main sur la gueule, sachant ce qui m'attend.

Merde.
Youhouuuu !

Youhou, youhou, YOUHOU DANS TON C*L OUI ! J'ai à peine le temps de prendre une foutue respiration que je coule. Et je coule. J'essaie de remonter ; merde, j'y arrive pas. Pourquoi ? MAIS LÂCHE MOI BORDEL JE VEUX RESPIRER ! Je poussa avec mes bras. Franchement, se débattre sous l'eau c'est vraiment pas facile. Surtout quand t'as un mastodonte de plus de trente kilos plus lourd que toi qui te tient dans ses bras. Surtout que vu ma force, les griffures que je tente de lui infliger doivent davantage ressembler à des chatouilles ou des caresses.
Et quand ENFIN ce grand neuneu remonte à la surface, je prend une soudaine bouffée d'air... et m'étouffe à cause d'une putain de goutte d'eau qui a eu l'excellente idée de venir se foutre dans ma gorge. J'étouffe. Je m'étouffe. Et l'autre qui parle là. Je sais pas, mais j'ai la terrible envie de lui faire bouffer sa langue. De lui arracher les cheveux. Éventuellement de lui mettre un coup de tête puis de lui écraser l'entrejambe. ALORS SORS LA FOUTUE GOUTTE. Mes doigts se crispent légèrement sur son torse, et j'essaie de le repousser. Je barbote, on dirait presque un môme qui se bat contre ses brassards dans une piscine de dix centimètres. Vie. De. Merde. Vous savez, quand on a cette envie là, celle de tout exploser, de hurler, vociférer contre le monde et l'univers tout entier, éclater de rire tellement on a les nerfs. Bah là je m'en rapprochais de plus en plus. Surtout que mon tee-shirt me COLLE et que ce bandage PART EN SUCETTE.

Brusquement, je m'arrête de bouger. Je bug. Je réfléchis. Genre dix secondes parce qu'il me faut bien ce temps là pour me remettre de mes émotions. Alors je braque sur cet abruti de Kassix ─ avec dédain oui ─ un regard absolument dénué de toute trace d'envie de meurtre ─ notez l'ironie, j'ai un regard de tueur, point ─ et... je lui carre un index dans chaque narine avant de violemment tirer sur les côtés. Avec un visage aussi peu expressif que le mien, ça devait être bizarre à voir.

Ta gueule.

Eh. Deux mots. Ca va y'a du progrès, t'es sur la bonne voie pour littéralement me faire péter un plomb. T'auras bientôt le prix du blond le plus casse-couille de Rome ─ les filles peuvent aller se rhabiller.
Et comme si ça suffisait pas ─ j'aime ma souplesse ─ je l'oblige en tirant sur sa narine à le faire pencher la tête ; je passe une jambe, puis l'autre et hop, le voilà avec sa tête entre mes jambes. Et je tire, je tire sur les narines. SOUFFRE, CONNARD, mais je me contente de dire :

Cadeau.

Y'a comme un décalage entre ce que je pense et ce que je dis, hein. Encore heureux.


MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Dim 21 Avr - 12:32





let's go ♫
everyone.


Alalala. Ce Gill ce que je l'adorais. On était tellement opposé mais il était tellement marrant. Bien que j'essayais très souvent de le faire réagir enfin d'compte je devrais peut-être tenter de ne pas y porter vraiment attention ? Peut-être que ça viendra un jour ? Enfin je dois d'abord TROUVER SES POINTS FAIBLES pour le faire vraiment réagir et que j'en rigole. Ouuuuais, j'veux bien le foutre mal à l'aise... ça doit être bien marrant d'voir ça tiens. Ouh quelle bonne idée.

Voilà, maintenant nous étions tout deux dans l'eau. Je sentais des petits griffures contre ma peau, certainement Gill qui voulait que je le relâche. Pouhahaha ! Mais t'inquiète pas p'tit, tu ne vas pas mourir noyer par ma faute. Enfin, si, ça s'pourrait, c'est fort probable, je suis quelqu'un d'absolument irresponsable. Et bon, on était jamais en sécurité auprès de moi, sauf si je cherche à protéger. Mais n'vous en faîtes pas, Gillounet était entre de bonne main pour le moment, je dis bien POUR LE MOMENT hoho ! Bah quoi ? J'vais pas le laisser mourir dans l'ea- Oups le pauvre. Je nous remonte à la surface et je ris de nouveau.

Je l'entends tousser. Comme s'il s'étouffer. Je lui donne alors, une, deux, trois, quatre tape dans l'dos et bien forte. Crache tout crache tout ! Meuuurs pas. Je commence tout juste à m'amuser là, hein. Gill continuait à se débattre en me repoussant, mais je le tenais fermement contre moi donc bon, avec sa p'tite force de mouche, non pire, de MOUCHERON là, il n'avait aucun chance de me faire bouger ne serait-ce que d'un seul centimètre, largement. Puis là d'un coup, là ouais, il arrête de bouger. Il semble vouloir abandonner. Je le fixe. J'attends. J'ne sais pas quoi mais j'attends. Et là... Il fout ses doigts dans mon nez. NORMAL. MAIS WHAT THE FUCK ?! Et il tire sur les côtés. IL TIRE. MAIS AIE ! AIIIEE. LAC.. ÇA FAIT MAL MAMAAAAN. ENFOIRE DE RHNKHGFHKL LÂCHE.


─ Ta gueule.
- AIE ! AIE ! LA-LACHEEEEEEEEE !

Je le relâche sous la douleur, et vu que ce connard tiiiire, il me force à me pencher et OSE PASSER SES JAMBES AU DESSUS DE MON COU. Alors du coup j'me retrouve la tête à moitié sous l'eau. ET J’ÉTOUFFE. JE VAIS MOURIIIIR.

─ Cadeau.

RKFHGFH ENFOIRÉ. Je fronce les sourcils et tente de ressortir ma tête hors de l'eau. Alors d'un coup, brusquement je me redresse en me lançant en arrière pour ce Gill retombe aussi ET QUE JE L’ÉCRASE. Je me relève et secoue ma tête. Je l'attrape ensuite fermement par le t-shirt et l'attire vers moi pour le sortir à son tour, je le fixe très sérieusement et grogne.

- Enfoiré tu m'as fait énormément mal. Je ne suis pas content.

Je rapproche ma tête dangereusement de la sienne et l'attire encore plus vers moi. Je plonge mon regard dans le sien, et j'éclate de rire. Je le relâche. Je lui donne de nouveau une tape dans le dos - non parce que quand je ris JE TAPE LES GENS OUI - puis je m'arrête. Je souris. Je lui frotte les cheveux.

- Mais je rigoooole, j'te pardonne, c'est vrai que tu m'as fait mal, mais c'était drôle !

Mouais mouais, c'était surtout parce que je ne voulais pas me montrer énervé sachant que je n'arrivais même pas à l'faire pour lui. Puis je ne voulais pas l'effrayer. Quoi que... un petit rictus viens s'afficher sur mes lèvres. Je me rapproche de lui, lui attrape le t-shirt et pendant que je lui enlève je lui lance :

- Enlève moi ça que j'vois c'que t'as dans le ven-

...
DAFUCK ? Pourquoi il y avait un bandage... ? Je bug. Pendant une ou deux minute. Je le fixe ...OH MY FUCKING GOD NE ME DITES PAS CE QUE JE PENSE. J'Y CROIS PAS. C'EST UN TRANSSEXUELLE ? Ouaaah j'en avais encore jamais vu jusqu'à maintenant !
Attendez, c'est bien un mec qui a des parties génitales avec des seins ? Ou l'inverse ? OU LES DEUX ?

- Bah ça alors... Heu... merde. Je me mordais la lèvre. Oui c'est vrai je riais vachement moins parce que je me sentais mal à l'aise pour lui. Mais pourquoi tu caches tes seins si tu te les fais greffer ?Y'a comme un bug j'crois, ou j'suis con ou. OH. Mais... t'es une meuf ?!

Je le/la regardais, surprit.


made by pandora.


Spoiler:
 
Invité
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Dim 21 Avr - 14:18


TU FAIS MOINS L'MALIN, HEIN BRUTUS ?! J'ai presque envie d'afficher un sourire carnassier pour montrer ma satisfaction de le voir se plaindre et couiner de douleur comme une lopette de chihuahua castré. Je vais te faire des narines d'une taille proportionnelles à ta connerie ; des énormes trous béants, des puits sans fond. Parce que t'es blond, t'es con, et t'as aucune limite. Je commence malgré moi à esquisser un semblant de sourire quand cette raclure de fond de bidet a l'excellente idée de se laisser tomber. J'perds mon équilibre, et mon début de sourire se dissipe bien vite. J'aime pas nager, j'aime pas l'eau, j'aime pas la mer, mais j'aime encore moins me faire attraper par le tee-shirt. Parce que je suis un microbe, que j'ai la force d'une cacahuète, et que là j'ai le choix entre me débarrasser de mon tee-shirt et tout dévoiler, ou bien me laisser traîner en l'empêchant de m'étrangler. Bah t'sais quoi, je préfère souffrir et rien montrer. En plus j'ai du sable qui se glisse dans le froc bordel, CA GRATTE.

C'qui est sûr. C'est que je dois pas avoir l'air très ravi. Je me relève et l'autre s'approche de moi. Trop près. Il est beaucoup trop près ─ tu veux que je te roule une pelle mon gars ? Désolé, même pas en rêve. Je le fixe droit dans les yeux, lueur de défi dans le regard. Vas-y, frappe moi ! que j'semble lui dire. Il le fait, mais pas de la façon que j'attendais. J'ai droit à une claque dans le dos qui me fait limite voler et m'oblige à faire un pas en avant pour ne pas que je me casse la gueule par terre. Je plante sur lui mon regard et inspire, avant de pousser un long soupir alors qu'il rigole. Il m'ébouriffe les cheveux et je sens la colère bouillir en moins. Comment je fais pour ne pas exploser ? Moi-même j'en sais rien. Je me contente de serrer les dents. En fait, j'me focalise tellement sur le calme que j'dois garder que je calcule même pas ses mains qui s'avancent vers mon tee-shirt. Du coup, j'ai pas le temps de réagir.

En l'espace de deux secondes, il me retire mon haut et dévoile tout. Le bandage imbibé d'eau qui tient on ne sait pas trop comment, des formes féminines douloureusement compressées qui luttent pour s'exposer. Il bug. Je bug. Je fixe ce qui semble être son torse alors qu'en réalité, j'ai le regard perdu dans le vague. Oh bordel. Oh merde. OH bor-del-de-mer-de. J'attends un truc, une réaction, une raillerie, une provocation. Mais non. Quand je dis que ce mec est définitivement CON, c'est pas une blague ! Me faire greffer des seins, t'es sérieux gars ?! Tu l'allumes ton cerveau des fois ? Mon poing se serre, mes dents aussi, et je rougis subitement. Violemment même. Les yeux écarquillés, je crois que je peux pas cacher ma honte, mon malaise. Un vrai choc ça. Vous savez quoi ? Si j'ai la force d'un micro, je sais néanmoins profiter d'une situation et je sais où taper.

Je lui arrache mon tee-shirt des mains et mon corps pivotant très légèrement, une jambe se levant, j'abats violemment mon pied contre son torse pour le dégager le plus loin possible. Rapidement, j'enfile mon tee-shirt, je tourne les talons et je m'éloigne. Je peux pas courir. Je cours pas. J'aime pas courir et ça donnerait l'impression que je fuis, et je supporte pas fuir. Disons juste que je m'éloigne. Surtout que là je suis pire que rouge et j'ai le sang qui tambourine dans mes tempes, le coeur battant la chamade. Ca m'a surpris bordel. Ma main gauche se lève et vient agripper mon tee-shirt, au niveau du coeur ─ et de la poitrine. J'ai mal. Je respire tellement fort que le bandage continue de se barrer et respirer est douloureux. Je jette un regard rapide autour de moi, vérifiant que personne ne me regarde. Je file en direction d'une cabine de rechange, un peu plus en hauteur sur la plage, et je m'y enferme. Enfin à l'intérieur, je m'accorde un grand soupir et bascule la tête en arrière, m'adossant contre la paroi. Attrapant le bas du tee-shirt, je le retire à nouveau, puis retire le bandage. L'une des extrémités tombe par terre, puis finalement je laisse tout tomber. Enfin ! Je peux prendre une grande bouffée d'air frais ! Qu'est-ce que cet abruti peut me pourrir la vie, sérieux...

Je me laisse glisser contre la paroi. Je m'assois par terre. Je fais plus rien, je réfléchis, les yeux fermés. Qu'est-ce que je vais faire pour qu'il se taise et n'ébruite rien ?

MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Dim 28 Avr - 14:08





let's go ♫



Un ange passe. Je me demande si j'ai bien fait. Merde. Je voyais bien qu'il... enfin elle ? Il ? Arf JE SAIS PLUS FDHJ, bref qu'on aurait dit que c'était la fin du monde, limite. Cette révélation était plutôt surprenante. Mais ça n'avait pas spécialement l'air de la réjouir. Elle serre ses poings, commence à rougir. Ooooh pour une fois que je voyais ce genre de réaction... Je lui souris, mais elle semblait vraiment être embarrassé. Baah quoi ? Pourquoi t'es gêné comme ça, t'as honte de ton sexe ? Bon sauf pour les règles ça s'comprend ça doit être super dégueulasse et chiant ! Mais c'est cool les boobs, les long cheveux, les formes. C'est jolie, une fille. c'est pour ça que je les aimais elles aussi. Non en fait, je pensais surtout qu'elle était gêné pour le fait qu'elle m'ait caché qu'elle était une fille, et que je le découvre... bizarrement. Ah bah quand tu as moi alors que t'es dans un lieu où on a la possibilité de se déshabiller faut s'y attendre... Puis qu'est-ce que j'en savais moi ! Je pensais qu'elle avait un torse alors c'est pour ça que je lui avais enlevé d'abord !

Elle reprend son t-shirt et, d'un coup, elle me repousse en me donnant un coup de pied contre mon torse. Ne m'y attendant pas, je retombe en arrière, dans l'eau. Rah la sale garce, pourquoi elle avait ça ?! Alors que je remontais alors surface je la cherchais du regard. Finalement je l'aperçois, un peu plus loin, elle était en train de se diriger vers la cabine de rechange. Sans plus attendre elle y entre. Je sors à mon tour de l'eau. Une fois sur le sable j'enlevais mes bottes - oui parce qu'elles sont mouillé et y'a du sable dedans - Je retournais de nouveau vers les rochers tout en marchant d'un air neutre pour finalement récupérer ma veste rouge. Je ne la mettais pas, je la posais tout simplement sur mon épaule.

Enfin, je me dirigeais vers la cabine, d'abord en marchant puis finalement en accélérant le rythme jusqu'à en courir. Le sable n'était pas vraiment chaud, c'était tant mieux. Une fois arrivé je me pointais devant la porte. Malgré ce que vous pourriez croire je n'allais pas la démonter, ni tenter de l'ouvrir parce que je me doutais bien qu'elle s'était enfermé : me connaissant un peu mieux maintenant, elle devait certainement penser que j'allais continuer de la suivre quoiqu'il arrivait, et faire chier mon monde. Mais cette fois je n'étais pas vraiment d'humeur à rire avec elle. Je toquais.

- Aller, sors maintenant. T'as pas à rougir de ça. T'as l'droit d'être une fille et avoir tes secrets. Puis j'vais pas t'violer parce que j'ai découvert que t'es une gonzesse, ni me foutre de toi. Aller, dépêche, sors.

Bon heu je ne m'y prenais pas spécialement bien mais rien à foutre. Je lâchais un long soupir avant de finalement m'asseoir contre la porte, en posant ma tête contre celle-ci. Je passais ma main sous la fine couche de sable et m'amusais avec un moment. Sans ne rien dire. A part que je me mettais à chantonner des tutututuh ♪ en même temps. J'étais détendu, mais je voulais aussi la rendre moins malaise pour aujourd'hui. Parce qu'un lourd secret comme ça, c'était vraiment à rougir lorsqu'on est découvert. A sa place, je ne saurai même pas comment réagir donc bon. Mais ce n'était pas pour autant que j'allais la laisser tranquille les jours suivants... Meuf ou mec, j'm'en branlais.

- Bon d'accord je vois... alors vu que tu n'as pas l'air de vouloir sortir tu m'expliques pourquoi tu fais ça au moins ? J'commeeeence à perdre patience !

grognais-je.

made by pandora.



Spoiler:
 
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Lun 6 Mai - 22:06

A troll is here



Sur la plage abandonnés, coquillages et crustacés.

Un Tee-shirt rose assorti à tes cheveux, un short blanc, des bracelets tressés aux poignets, lunettes noires sur le nez et tongs mauves aux pieds, ta tenue avait tout de celle du touriste de base, Ezechiel. On aurait sans doute eu du mal à dire, au premier abord, que tu étais un des élèves du renommé établissement Falcone.

Et pourtant. Tu n’étais qu’un étudiant Falconien qui avait fini sa journée de cours.

Et puis, il fait beau, il fait chaud, la la la, tout va bieeeen. Dans ce genre de cas, l’Indien Wauze est de sortie. Tu aurais préféré compléter ton instruction à la bibliothèque, ou bosser avec toute la motivation dont tu pouvais faire preuve, étant donné que tu restais, en dépit des apparences, un acharné de travail.
C’était justement au nom de ces précieuses apparences que tu ne le ferais pas. Il était encore trop tôt pour travailler, et si on te voyait faire, tes efforts soignés pour passer pour le pire glandeur que la Terre ait jamais porté tomberaient en ruine. Parce qu’il était important que personne ne se doute que tu te prenais la tête comme un malade pour atteindre la perfection dans tes notes, dans ton comportement, dans ta vie, partout, parce que cette putain de perfection t’obsédait. Il fallait que tout le monde continue de penser que tu étais un adorable abruti, alors qu’au fond, tu avais tous envie de leur faire remarquer à quel point ils étaient médiocres/moches/mal habillés, au choix. Il fallait qu’ils se disent que tu représentais aucun danger pour que tu en sois un encore plus grand.
Hu hu hu. Tu es machiavélique, Ezechiel. Même cette balade nonchalante en direction de la place est une part de ton plan. QUELLE BONNE EXCUSE.

Et donc, tu te diriges vers la plage, avec un grand sourire d’ahuri. C’est vrai que pour une fois, tu es juste tranquille, tout seul, loin des murs étouffants de Falcone et de cette guerre inter-filière qui devient pesante sans même qu’on ne s’en rende compte. Une fois arrivé au bord de mer, tu ne peux t’empêcher de perdre ton regard un instant sur l’écume formée par les vagues qui s’échouent mollement contre le sable. La mer italienne fait pâle figure à côté de l’océan américain. Tu avais une petite dizaine d’année la dernière fois que tu l’as contemplé, mais cela ne t’empêche pas d’avoir un avis tranché sur la question.

Tu détourne rapidement les yeux. La mélancolie, c’est pour les faibles. Tu n’es pas un faible, Ezechiel. Tu es un Qaletaga. Tu n’as pas le temps de t’appesantir sur le passé, d’autant que le tien est loin d’être tragique.
Tu vas te contenter de faire quelques pas sur la plage, déambuler sans but précis, te retourner sur les filles qui passeront, éventuellement en dragouiller une et repartir quand tu seras lassé.
Tu n’as même pas le cœur de le faire. Elles sont toutes laides, ces filles, toutes vulgaires. Si elles se croient discrètes, quand elles se donnent des coups de coude et rient en montrant ta chevelure à la couleur si particulière… Bah, peu t’importe. Tu laisses tes pieds s’enfoncer dans le sable, te retournant de temps en temps pour contempler tes empreintes. Tu te demande vaguement si tu laisseras un jour quelque chose de comparable à la surface du monde.

Oui, tu es pétri d’ambition, Ezechiel.

C’est alors que tu te posais ce genre de question et que tu retournais la tête pour cesser de fixer narcissiquement les empreintes de pas qui s’étalaient dans ton dos et regarder goujatement les seins d’une demoiselle un peu plus haut que tes yeux remontèrent mécaniquement jusqu’aux cabines de plage. Et il te semble bien, hmmm… Oui, tu as reconnu quelqu’un assis devant l’une d’elle. Hi hi hi.

Le jeu reprend.

Tu quitte le bord de l’eau pour te diriger à grandes enjambées vers cette blonde et familière touffe de cheveux blonde.

- « J'commeeeence à perdre patience ! » qu'il geint.

Tu ne sais pas de quoi il parle –il y a quelqu’un dans cette cabine, au moins ?- et à vrai dire, tu t’en fiches. Tu te contente de te pencher pour enfoncer ton poing dans l’épaule de Kassix –pas trop fort, tu sais que tu ne fais ABSOLUMENT PAS le poids en cas d’affrontement.

-« Ben, alors, Bubble Cassis, pourquoi tu chouines ? »

Tu prendrais bien un chewing-gum gout Bubble Cassis d’ailleurs. Dommage que tu les aies oubliés dans ta chambre.



HRP:
 


They're fucking awesome:
 
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre Mar 7 Mai - 20:59





let's go ♫



Je soufflais, tendant finalement mes jambes sur le sable. Tant pis. Mais j'attendrai, j'attendrai jusqu'à ce qu'elle en sorte. En tout cas j'étais bien content d'une chose : j'avais enfin réussi à la faire quelque peu réagir. Bon je n'en étais pas vraiment fier non plus mais c'était déjà ça quoi. Je toquais doucement contre la porte et m'arrêtais à la deuxième fois. Je posais mon regard neutre sur la mer, sans l'admirer ou autre. Je l'observais tout simplement comme je regarderai quelqu'un qui marcherait. Je soupirais.

Au loin je remarquais une silhouette, une couleur de cheveux, un teint qui me semblait assez familier. Je penchais légèrement la tête. Tiens, cette personne, je devais la connaître ce n'était pas Ezechou ? Nan... MAIS SI IL LUI RESSEMBLAIT TROOOOP. Je remettais ma tête droite et plissais des yeux tandis qu'il semblait lui aussi m'avoir vu, et reconnu peut-être. En tout cas il s'avançait en ma direction, je ne pouvais m'empêcher de lui sourire, amusé de le voir ici. Une fois arrivé à côté de moi celui-ci me donna un p'tit coup sur l'épaule.

« Ben, alors, Bubble Cassis, pourquoi tu chouines ? »

Je le regardais un instant avant de me frotter la tête. Heh ? Je chouinais ? Merde, si Ezechiel restait là elle ne sortira pas, c'était certain même. Je restais pensif un petit instant. Enfin je ne pouvais pas vraiment lui dire pourquoi mais en même temps... j'étais souvent un "traître", lâche et tout ça, parfois même sans m'en rendre compte. Je ne savais pas si je devais lui dire ou non, c'était quand même un lourd secret pour elle. Mais heu comment dire... Ami ou une personne qui ne portait aucune grande importance ? Bof j'sais pas. Pas que j'l'aime pas la p'tite Gill, je l'aime bien mais. Oh...

Brusquement je me relevais et lui sautais dans ses bras jusqu'à le refaire tomber sur le sable, en le serrant fort contre moi. Heh ? Quoi pourquoi ? MAIS PARCE QUE J'AI TOUJOURS AIME LUI FAIRE DES CÂLINS VOYONS. D'accord on ne s'y attendait pas spécialement mais je suis imprévisible parfois, haha. Bref, je le laissais tranquille et me relevais. Passant ma main sur mon pantalon pour dégager le sable, en revanche je m'accroupissais et en prenais pour lui en mettre sur sa jambe d'un air absolument naturel, normal quoi.

- Heuuuu baaah... Je chouine pas mais y'a la Gill, enfin, quelqu'un qui ne veut pas sortir de la cabine depuis tout à l'heure. Piis je crois qu'e... il ne veut plus me voir pour l'instant.

Bon ce n'était pas si elle avait toujours envie d'me voir mais bon. Et j'ai faillit merder comme un cooon en plus. COMME UN CON. Mais j'peux pas m'en vouloir d'façon il ne la connait peut-être pas et n'a même pas encore poser ce genre de question. Je lui attrapais finalement la main et le forçais à se relever.

- Tu sens toujours auuuussi booon ! T'as trop la classe de comment t'es habillé mec comme d'hab, ouhouh quand j'te vois on dirait graaaave l'été ! Mais pourquoi t'es là au fait ? Pas que j'suis pas content de te voir oh non non au contraire ça m'fait plaisiiiiiir. Je me redressais et donnais brusquement un coup de pied contre la porte. Bon aller sors-toi et on en reparlera plus. T'en fais pas mon pote te mangera paaas...

J'suis nul je sais.

made by pandora.



Spoiler:
 
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre

le feu ça mouille et l'eau ça brûle ~ libre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» En compagnie de sa meilleure amie. [feat Moon Heart]
» Mon PC portable perd de la mémoire
» bouton cliquable
» [ résolu ]ccleaner s'arrête à 98 %
» Cantons plus long qu'un train

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ROME :: La città :: SPIAGGIA DI FALCONE-
Si vous souhaitez y participer;

Blue note ▬ Bonnie

Que la fête commence ▬ Charlie

Et si je fouinais un peu ▬ London

Quand l'alcool s'en mêle ▬ Aria

On ne choisit pas un livre ▬ Bianca

Le journal !